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RDC : L’aide des congolais de Belgique est arrivée au Kasaï.
02-09-2017  |  www.uke.be   Partagez

Massacres au Kasaï : L’aide des congolais de Belgique est arrivée au Kasaï.

Par Marie-France Cros

En avril dernier, plusieurs associations kasaïennes de Belgique annonçaient à Bruxelles l’envoi au Kasaï d’une aide aux populations sinistrées par les violences – et leur répression – lancées par les partisans du chef assassiné Kamwina Nsapu. La crise a fait en un an 3000 morts, 670 000 déplacés internes et 33 000 réfugiés en Angola, voisin du Kasaï.

Le transport de cette aide, qui totalise 700 kg, devait être assuré avec l’aide du ministère belge de la Défense, sensibilisé par le Belgo-Congolais Laurent Mutambayi, juriste du ministère et membre de la N-VA comme le ministre de la Défense Steven Vandeput. Toutefois, la suspension unilatérale, par Kinshasa, de la coopération militaire belge avait bloqué le convoi dans la capitale congolaise.

Distribution par Caritas

Trois mois plus tard, grâce à l’aide de la Monusco (mission de l’Onu au Congo) et au soutien du ministère belge des Affaires étrangères et de l’ambassade de Belgique à Kinshasa, le convoi « est enfin arrivé à Kananga », chef-lieu du Kasaï-central, la province la plus affectée par les violences, a indiqué dans un communiqué Laurent Mutambayi. Cette aide d’urgence « a été réceptionnée par l’Eglise catholqiue, qui en assure la distribution par l’entremise de Caritas ».

Cette aide a été réunie par l’Union des Kasaïens de l’extérieur, Congo Lobbying, la Fédération de la diaspora congolaise et la Maison du Kasaï.

Officiellement pacifié

Le ministre congolais de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadari, a annoncé cette semaine la pacification totale des zones affectées, soit le Kasaï, le Kasaï-central et les territoires de Kamiji et Luilu.

Il y a une semaine, cependant, le conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine avait exprimé sa préoccupation face à la persistance des violences et de l’insécurité au centre (Kasaï) et dans l’est (Kivu) de la RDC. Le conseil avait demandé aux autorités de Kinshasa de collaborer avec les experts internationaux chargés des enquêtes sur les graves violations des droits de l’homme au Kasaï. Deux experts de l’Onu, la Suédo-Chilienne Zaida Catalan et l’Américain Michael Sharp, ont été assassinés en mars dernier au Kasaï alors qu’ils y enquêtaient sur les meurtres de masse dans cette région.

La Libre Afrique, 01/09/2017

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